Les travaux des champs / Au jardin
de La Gare  (maison Queer en Création)

au champs la gare

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> La limace

La limace est bien connue de la jardinière (pas le récipient!).
Ici comme ailleurs, on se bat.
Personnellement, j’ai l’impression d’avoir tout essayé.
Les pièges à la bière, les cercles de cendres, nous avons fait des réserve de cendre tout l’hiver mais il ne faut pas qu’il pleuve et en ce moment il pleut.
L’année dernière, une création : nous avons réalisé des couronnes de coques de châtaignes autour des plantes. Cela ne les a pas empêchées d’atteindre leur but.
Il y a aussi le piège de la planchette ou de la tuile qui leur fournit un refuge pendant les heures chaudes. Mais elles ne sont jamais là où on les attend.
Les limaces font ce qu’elles veulent. Il y a en a des marrons, longues, des grosses oranges (qu’on trouve aussi dans les bois) qui brillent d’insolence, qui vous narguent littéralement . Les toutes petites blanches sont les pires car on ne les voit pas toujours.
A force de les chercher, on finit par avoir des allucinations.
Notre jardin potager est un mixte de plantes cultivées et sauvages, on évite les lignes, des petites buttes entourées d’autres belles plantes sauvages qu’on mange aussi d’ailleurs, nous essayons de brouiller les pistes, mais les limaces préfèrent manger nos cultures.
Elles aiment nos haricots (je connais un maraîcher qui, en désespoir de cause, les sème en godet), les jeunes courges bien sur, c’est ce qu’elles préfèrent. Elles mangent aussi les feuilles de pomme de terre, les jeunes tournesols et les œillets d’inde ! On en devient agressive. On a des envie de meurtre et on trouve cela très injuste.
Elles sont même venues dans la serre se régaler des jeunes plants.
Il est vrai que la paille leur permet d’accéder plus facilement à leur déjeuner. Mais les haricots n’ont pas été paillés, cela contredit la règle.
Seules les plants de tomates et les amarantes sont épargnés. Il parait que les limaces ne sont pas attirées par le rouge.
Quant au jaune, ni les millepertuis, ni les fleurs de pissenlits ne les intéressent, en revanche elles attaquent copeusement les belles fleurs de courgettes et ainsi suppriment les possibles fruits...
L'unique tournesol géant rescapé qui trônait au milieu du jardin, bien vaillant, emblème d’un travail de surveillance acharné, s'est fait grignoté lui aussi. Couché, à cause des pluies diluviennes, ses feuilles ressemblent à des arrêtes de poisson.
Par hasard, j’ai trouvé un piège très efficace : Après avoir récupéré le jus d’ortie (purin), il restait au fond du seau, les branches (je ne découpe pas et ne filtre pas) gluantes et une pleine colonie de limaces qui se régalaient dedans.
Les limaces aiment les orties bien macérées. J’en est fait des pièges qui ont fonctionné un temps. Mais on ne fait pas du purin tous les jours. J’ai fait le test avec des orties non macérées, cela fonctionne aussi assez bien. Ce qu’il faut faire c’est laisser toujours à manger aux limaces entre les pieds des plantes cultivées. Si on a de la chance, elles iront d’abord manger ce que vous avez déposé.
Oui, à n’en pas douter, les petites bêtes nous survivront. Elles sont très puissantes.
En tous cas, elles ont leur horaires, et il ne faut pas rater l’heure de leur sortie. En général, le soir tard et le matin tôt.
La meilleure ramasse que j'ai faite, c'était la nuit à la frontale! Bonne ramasse.

labyrinthe de pommes de terre

C’était au mois de mai.
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Labyrinthe de pommes de terre

Pourquoi avoir créer un labyrinthe de pommes-de-terre ?
Par ce qu’il fallait choisir le sens des lignes par rapport à la pente (l’écoulement de l’eau) et à l’exposition au soleil. Mais, ni le parallèle ni le perpendiculaire n’était vraiment satisfaisant. Et puis, des lignes c’est triste. C’est dans ces cas là que le design permaculturel a du sens. Du coup, avec ce labyrinthe, on obtient un exposition et un écoulement partagé et c’est beau à voir.






Sur la prairie dont la terre est la plus pauvre, nous avons fauché un peu et recouvert de foin. Ceci en évitant les rumex. C’est en posant la paille que nous avons dessiné le labyrinthe. Ensuite nous avons pratiqué des trous, pas trop profond, avec une petite pelle, ou un plantoir, juste ce qu’il faut pour que la pomme-de-terre soit en contact avec la terre. Ensuite, nous avons refermé les trous avec la paille qui étati autour.Cela, nous l’avons déjà fait dans bien des jardins et cela fonctionne très bien. Dans le jardin de La Gare aussi. Autre avantage, ce n’est pas fatiguant. J’appelle cela une culture « douce », douce pour la terre et douce pour les êtres humains.

paillage au foin
des trous pour les patates
paillage au foin

Nous avions plusieurs variétés de pomme de terre à des niveaux de germination différents.
Nous avons posé les plus germées au début du labyrinthe. Afin que la récolte se fasse en cheminant à partir de l’entré. Sans nous venter, nous avons « échelonné les cultures », comme disent les professionnels de la profession.
Il y a eu débat sur les sorties possibles du labyrinthe (transversales) mais un labyrinthe n’a qu’une entrée et qu’une sortie, le notre n’en aura pas d’autres. Ce sera un peu ludique de récolter, peut-être aussi un peu pénible, qui sait. Il faudra avancer jusqu’à la sortie et ainsi il sera possible d’observer la progression des plants de pomme-de-terre. Ça en amusera certaines et pas d’autres. On ne peut pas plaire à tout le monde.
Comme nous avions la possibilité de récupérer du crottin d’âne, nous en avons saupoudré sur les bandes. Ce qui nous a permis de distinguer, par une sorte de signalétique, les simples bandes des doubles bandes.
En juin, les premières patates, comme prévu, sont sorties au début du labyrinthe. Nous les avons re-pailler un peu. C’est notre façon de « butter » en douceur.
Nous avons également suivi la même méthode pour mettre en terre des haricots verts.
Le temps est très pluvieux, c’est une chance.



butter les patates façon douce